Retour du Vapexpo Paris 2018

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Retour à chaud de cette 10e édition de Vapexpo qui s’est déroulée à Paris. 

Format de 1 jour pour le public et 2 jours pour les pros. Côté professionnel, ça a été un luxe d’avoir ces 2 jours. A côté de ça, je peux comprendre la frustration des visiteurs qui devraient, en toute logique, être privilégiés lors d’événements de ce genre.

Je me suis évidemment rendu sur le salon avec mon étiquette de buraliste, ce qui m’a valu de nombreuses remarques et questions en tout genre. J’ai toujours essayé de répondre, d’expliquer ma démarche et mon professionnalisme. Parfois ça passait très bien, d’autres fois non. De la condescendance, du respect, j’ai tout eu. Malheureusement, ça m’a pris un peu plus de temps que prévu et je n’ai donc pas respecté mon planning. Certains stands que je voulais aller voir où je ne suis passé que furtivement ou d’autres où je ne suis pas passé du tout. Au moins c’est fait et je pense que la prochaine fois, j’aurai plus de temps à consacrer aux nouveautés et aux questions de fond.

 

Premier fait marquant :

L’avènement du sel de nicotine. Beaucoup vont s’y mettre, beaucoup s’y sont déjà mis. Parmi les nouveaux arrivants (liste non exhaustive) :
– Savourea avec sa gamme Salty
– Nicosoft qui utilise jusqu’à 3 acides (acide malique, acide pyruvique et acide lactique)
– CDSLab Sud Liquide

Ils rejoignent ainsi Fuu avec sa gamme Minimal (acide benzoïque) et le French Liquide (acide lactique). L’acide benzoïque utilisé par Fuu en France et plus largement par la JuuL a été largement décrié (à tort ?) par de nombreux acteurs du marché. Il serait souhaitable que ces mêmes acteurs s’expriment publiquement pour donner une plus grande clarté aux consommateurs et pas juste entre 4 yeux au sein d’un salon.

En attendant, le seul élément probant qu’on ait sur l’acide benzoïque est ce papier du Dr Farsalinos qui conteste la formation de benzène suite à l’utilisation de liquide (notamment celui de JuuL) contenant de l’acide benzoïque dans les conditions normales d’utilisation (hors dry hits).

 

Deuxième fait marquant :

Un manque général de traçabilité dans les arômes des liquides disponibles sur le marché souligné par le Dr Farsalinos. La plupart des aromaticiens fournissant les arômes ne sont pas les plus reconnus du secteur, notamment sur le marché des arômes alimentaires où certains gros fournisseurs d’arômes du monde de la vape sont inconnus au bataillon, aussi parce que certains ne sont même pas aromaticiens mais fournisseurs/grossistes/distributeurs d’arômes. En tant qu’intermédiaire, ces compagnies ne sauraient même pas de quoi sont composés exactement les arômes vendus.

Le Dr Farsalinos va même plus loin en disant qu’il aurait davantage confiance, en termes sanitaire, en un liquide provenant de Big Tobacco qui fera toute une batterie de tests sur les arômes plutôt qu’un liquide venant d’un fabricant « classique » de liquides.

Derrière, il est vrai qu’il y a un manque de transparence. En effet, suite à cette conférence, je suis allé demander quel aromaticien tel ou tel fabricant utilisait. Je n’ai pas toujours eu de réponse.

 

Aujourd’hui, le marché de la vape est mâture et il serait grand temps qu’il devienne davantage transparent afin de prendre le contre-pied total de l’industrie du tabac, industrie de laquelle, et à raison, la vape cherche désespérément à s’éloigner. Cela commence par informer pleinement les consommateurs sur ce qu’ils achètent. La vape est un outil de réduction majeur des risques tabagiques, pour autant, ça n’excuse pas le manque de transparence d’une partie du secteur.

 

Zed Le buraliste

Zed Le Buraliste est le gérant de la boutique Vape du Palais situé au 5 boulevard du Palais. Il vous accueille du lundi au vendredi de 7h30 à 20h et les week-ends et jours fériés de 10h à 20h 364 jours an (fermeture le jour de Noël).

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