Retour sur le Sommet de la Vape France

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3e édition du Sommet de la Vape France organisée par l’association Sovape. Dans un contexte américain où la vape est en net recul sur le plan législatif, ce sommet a été le bienvenu pour donner les éclairages nécessaires.

Côté affluence, cette 3e édition a été un succès total, c’est simple, la salle a été pleine à craquer du début à la fin. Rapidement, on entre dans le vif du sujet, alors que les derniers chiffres de l’agence santé publique France n’étaient pas reluisants concernant la connaissance de la vape au sein de la population générale en tant qu’outil à risques réduits. Sauf que… ces chiffres dataient d’avant cet été, entre temps, nous avons eu droit à l’ouragan médiatique américain qui s’est abattu aussi chez nous accusant la vape des pires maux alors que la vape n’a strictement rien à voir avec les récents décès. Il s’agissait de produits contrefaits où on pouvait retrouver notamment de l’Acétate de Vitamine E ou encore des produits modifiés par les utilisateurs eux-mêmes.

En aucun cas, si on utilise la vape avec les produits dédiés respectant les normes de mise en vente, ces risques là seraient présents. La preuve en est, pendant 10 ans, il n’est rien arrivé avec la vape, le pic d’accidents récent correspond bien à un événement nouveau et isolé de l’utilisation classique de la vape. Ce message a été répété par plusieurs intervenants, malheureusement le mal a été fait. Sovape a commandé à BVA un nouveau sondage afin de mesurer la connaissance des Français vis-à-vis de la vape. Les résultats ont été choquants.

59% des Français sondés estiment que la vape est au moins aussi dangereuse que le tabac fumé
80% des Français sondés pensent que la nicotine est cancérigène, ce qui est totalement faux !

Derrière, heureusement qu’on a eu la présentation du tabacologue Jacques Le Houezec, pointure dans son domaine et travaillant sur la nicotine depuis environ 35 ans. Il a su tout au long de la journée dédiaboliser la molécule même face à des spécialistes français parfois réfractaires ou du moins étant davantage mal à l’aise vis-à-vis de la nicotine et “l’addiction” qui en est liée. J’avais déjà écrit un article dessus il y a plus d’un an. Comme l’écrit Jacques et je me permets de citer directement une de ses phrases : “la nicotine est la solution, pas le problème“.

Des intervenants de qualité

Le sommet a été une belle réussite en faisant appel à des intervenants de qualité et de renom. Parmi eux, nous avons eu : le Pr Dautzenberg, le Dr William Lowenstein, le Dr Anne Borgne, le Dr Marion Adler ou encore le Pr Le Houezec cité précédemment du côté Français. Sovape a aussi su faire venir des spécialistes tels que Louise Ross, ancienne directrice du Stop Smoking Service de Leicester ou le Pr Levy, spécialiste des modèles prédictifs qui illustrent très bien l’impact sur le plan humain de la vape.

On a été servi de ce côté là et maintenant, charge à tous les acteurs du terrain du domaine médical ou non de transmettre ces messages car sur le plan médiatique, nous ne pourrons pas faire face à la mauvaise presse (et surtout les gros titres).

Peut-être aurai-je souhaité davantage de temps de parole accordé aux personnes du terrain telles que la Vape du Coeur ou à l’Aiduce (toutes deux présentes lundi 14 octobre au Sommet) pour donner une vision différente par rapport au côté patient/malade. A l’international, on considère volontiers que fumer n’est pas une maladie, c’est un comportement. En effet, sur le temps, la combustion augmente grandement les risques de diverses maladies. En France, ça n’est pas aussi clair.

C’est d’ailleurs en ce sens que le contraste est davantage marquée par rapport aux conférences internationales auxquelles j’ai pu assister où il y avait un pragmatisme plus grand en empruntant davantage de méthodes du terrain. La vape, telle que je la définis, est une alternative au tabac fumé poussée par les consommateurs. Ca n’est pas une Santé Publique qui a permis l’essor de la vape mais bien quelque chose qui a marché d’abord sur le terrain grâce aux consommateurs. Dans le même temps, la vape permet une réduction des risques d’au moins 95% par rapport au tabac fumé d’après le RCP (Royal College of Physicians de Londres) et la Santé Publique Anglaise.

Intervention de Louise Ross, une de mes plus belles rencontres dans le monde de la vape, qui met en avant le côté du consommateur

L’agence Santé Publique France présente

Quelle belle surprise de voir une intervention de l’agence Santé Publique France qui reconnaît assez largement l’efficacité de la vape soit pour la sortie du tabagisme soit pour la diminution du tabac consommé. Ce suivi devrait se poursuivre dans les années à venir.

L’institut national du Cancer également fervente défenseur de la vape

Et ce, depuis des années déjà ! Preuve en est, cette vidéo qui date de plus de 2 ans où l’InCa met déjà en avant la vape comme moyen pour sortir du tabagisme et qui pointe du doigt le danger lié à la combustion absente dans la vape et autres substituts nicotiniques.

La surprise du chef, l’intervention du député Olivier Véran

Médecin neurologue de formation, il apporte son soutien à la vape mais aussi explique les problématiques politiques où une vape responsable serait clairement un atout pour persuader plus facilement le corps politique de suivre la vape comme c’est le cas au Royaume-Uni.

Olivier Véran, député d’En Marche ! dans la 1ere circonscription de l’Isère

Zed Le buraliste

Zed Le Buraliste est le gérant de la boutique Vape du Palais situé au 5 boulevard du Palais. Il vous accueille du lundi au vendredi de 7h30 à 20h et les week-ends et jours fériés de 10h à 20h, 364 jours an (fermeture le jour de Noël).

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